Maison de retraite : surveiller les pensionnaires avec une puce électronique

Des micro-puces destinées à surveiller les résidents en maison de retraite : c’est la dernière invention d’I3S Solutions, une société française spécialisée dans la création de système électronique de surveillance. Nommée « anti errance », cette solution est disponible sous forme d’étiquettes textiles thermocollées ou brodées sur les vêtements des personnes âgées vulnérables.

Améliorer la qualité de service en établissement spécialisé

Puisque les nouveau-nés sont déjà munis de bracelets électroniques dans les maternités, pourquoi ne pas limiter les risques de fugue ou d’errance dans les maisons de retraite avec des systèmes électroniques personnalisés ? En concevant la technologie « anti-errance », l’entreprise I3S Solutions espère faciliter le travail des salariés de maisons de retraites ou d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui ont souvent du mal à surveiller les seniors adeptes de fugue ou d’errance. Indépendance Royale revient sur le cas de la nonagénaire retrouvée morte dans le jardin d’un hôpital parisien après avoir échappé à la surveillance du personnel.

Rassurer la famille

Grâce à un système de géolocalisation, anti-errance permet de retrouver dans les plus brefs délais les seniors disparus. Cela permet de rassurer les proches qui se font du mauvais sang en attendant les résultats des recherches, des cas qui arrivent souvent avec les personnes âgées victimes de maladies neuro-dégénératives.

Un essai concluant

Ce système destiné aux personnes âgées très dépendantes est déjà fonctionnel dans les unités gériatriques du sud de la France. D’ici trois ans, elle sera utilisée dans tout le pays et dans toute l’Europe pour faciliter la surveillance des aînés dépendants.

Seniors : une bonne alimentation pour préserver les cellules du cerveau

Une alimentation spécifique et équilibrée permet d’éviter le rétrécissement du cerveau des personnes âgées. C’est le résultat d’une recherche américaine sur le lien entre la baisse de la capacité intellectuelle des seniors et la qualité de leur nourriture publiée dans la revue scientifique Neurology.

A l’issue des recherches, Gene Bowman de l’Université des sciences et de la santé d’Orégon et son équipe ont réussi à prouver qu’une alimentation spécifique enrichie d’acides gras essentiels et d’Oméga-3 ralentit la réduction du cerveau durant la vieillesse. Il s’agit de protéines et vitamines présentes dans les beurres et les poissons gras. Toujours d’après les chercheurs, ces apports permettent de lutter contre la dégénérescence intellectuelle caractéristique des victimes d’Alzheimer.

Sur ce dernier point, Indépendance Royale mise sur de nouvelles recherches scientifiques sur le sujet qui permettraient d’améliorer les traitements contre cette maladie démentielle. De son côté, Gene Bowman invite les autres experts à se pencher sur le sujet pour élaborer des traitements à base de régime alimentaire pour lutter contre la réduction du volume du cerveau caractéristique du vieillissement.

Une meilleure alimentation
Avec les 5 fruits et légumes qui devraient faire partie de nos menus journaliers, les acides gras et les Oméga-3 sont donc également essentiels pour prévenir la réduction du cerveau et la perte de la faculté intellectuelle caractéristiques du grand âge. En attendant d’autres études du même genre, les personnes âgées devraient revoir leurs habitudes alimentaires et accorder une place importante aux Oméga-3. Pour celles qui n’aiment pas les saumons et les autres variétés de poisson gras, il existe des compléments alimentaires tels les programmes Oméga-3 de différents laboratoires spécialisés.

Logement des seniors : les charges de la famille

A cause d’un arriéré de loyer, une nonagénaire a été expulsée de sa maison de retraite le 4 janvier dernier. Une situation qui a engendré une polémique dans un pays censé disposer de mesures adaptées. Indépendance Royale explique.

D’après les données de l’Association des directeurs au service des personnes âgées ou AD-PA, le loyer mensuel en maison de retraite est de 2 200 euros en moyenne. Un chiffre qui dépasse largement la somme des retraites et autres revenus annexes du simple citoyen. Face aux inquiétudes des Français, Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) explique que la prise en charge n’est envisageable que pour les personnes les plus démunies qui n’ont pas d’enfants. Elles bénéficient de l’aide sociale des départements en complément du minimum vieillesse pour l’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou EHPAD.

Une obligation alimentaire

Pour les seniors à faibles revenus qui ont toujours un conjoint ou des enfants, 90% des revenus servent à régler les frais de séjour en EHPAD et le reste est acquitté par l’obligation alimentaire imposée aux familles (conjoint, enfants, petits-enfants). L’aide sociale intervient si les revenus de ces derniers ne suffisent pas à compléter la somme.

Des cas de difficulté financière

Il peut arriver que le résident ou sa famille rencontre des difficultés de paiement. Dans cette situation, il appartient aux personnes concernées de faire appel à la justice pour une révision du calcul des prestations compensatoires. Il s’agit d’une démarche difficile et longue déplorée par Pascal Champvert qui rencontre énormément de cas d’impayés des familles (3 à 4% des situations) et malgré les démarches judiciaires, il n’est pas exclu que les maisons de retraites soient obligées de rompre un contrat avec un résident jusqu’à la réglementation des démarches administratives susceptibles de durer plusieurs années.

Arrêté : des tarifs sociaux de l’énergie pour les bénéficiaires de l’Allocation adulte handicapé

Depuis le 26 décembre 2012, les allocataires de l’AAH peuvent avoir accès à des tarifs sociaux de l’énergie. Indépendance Royale confirme qu’il s’agit d’une nouvelle loi qui établit le plafond de ressources pour les personnes éligibles au dispositif et à la Couverture maladie universelle complémentaire majorée de 35 %. Ici, le plafond de l’aide pour l’Acquisition d’une complémentaire santé (ACS) sert de référence.

De 661 à 893 euros mensuels

Les conditions varient suivant le nombre de personnes vivant dans le foyer et le montant des ressources annuelles : revenu inférieur à 10 711 euros par an pour une personne seule (soit 893 par mois), à 16 067 pour deux, 19 281 pour trois et 22 494 pour quatre (le montant s’élève à 4 284,576 au-delà par personne à charge complémentaire). D’après Delphine Batho, ministre de l’énergie, il s’agit d’une hausse de 661 à 893 euros pour les célibataires. A noter que les personnes qui bénéficient déjà le complément de l’AAH (un total de 955,9 euros par mois) ne peuvent y avoir accès.

Un « tarif social de l’énergie »

Cette mesure a été créée pour mettre fin à la précarité énergétique et numérique pour la téléphonie. Plus concrètement, il s’agit d’une réduction de la facture d’électricité et de gaz pour les foyers concernés. Ce tarif social de l’énergie permet d’avoir une réduction sur l’abonnement et sur les 100 premiers kilowattheures consommés tous les mois. En ce qui concerne le gaz, les conditions divergent suivant le type de contrat (individuel ou collectif) mais il peut y avoir une déduction de la facture ou un versement forfaitaire.

Société : lutte contre l’isolement des seniors

Le 14 décembre dernier, Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l’autonomie, a procédé au lancement officiel d’une mobilisation nationale contre l’isolement social des seniors. Avec l’appui des acteurs associatifs et institutionnels, cette action a pour but la promotion des initiatives citoyennes et la mise en place d’un « label national » dédié aux diverses actions sur la lutte contre l’isolement social des personnes âgées.

En présence de Brigitte Ayrault, épouse du premier ministre et marraine de l’opération, Michèle Delaunay a présenté Monalisa (Mobilisation nationale contre l’isolement des âgés), le groupe de travail dirigé par Jean-François Serres, secrétaire général des petits frères des Pauvres et qui rassemble une trentaine de membres comme les Associations de jeunesse et d’éducation populaire, France Bénévolat, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse et la fédération des Aînés ruraux. Dans sa lettre de mission, la ministre insiste sur le fait que l’isolement social des seniors est un élément clé de la lutte contre la perte d’autonomie. Par ailleurs, les observations des associations et des citoyens tendent à confirmer que la solitude engendre d’autres formes d’exclusion et constitue en elle-même une dimension majeure de la pauvreté des aînés.

Un défi national

Toujours d’après Michèle Delaunay, cette lutte contre l’isolement social des seniors est un réel défi qui nécessite d’autres engagements pour ne pas se limiter aux rôles des familles et des spécialistes du domaine. Pour elle, la mobilisation contre l’isolement des personnes âgées constitue chez les plus jeunes une lutte « contre la perte de sens souvent ressentie par notre société ». Puisque le rapport du groupe de travail sortira en juin 2013, Indépendance Royale espère la mise en place d’un déploiement du bénévolat associatif, une promotion de l’implication citoyenne et la création d’un label national.